Je me suis réveillé en sursaut. Mes environs m’étaient inconnus. J’étais encore entre l’état de rêve et de veille. Désorienté, je pouvais voir par une fenêtre juste à côté de moi qu’il faisait encore noir dehors. Comme mes rêves se sont mis à disparaître graduellement, une douleur aiguë m’a rappelé où j’étais.

J’ai gémi intérieurement. Ah oui, je suis à l’hôpital, me disais-je. J’ai pris conscience que ça faisait déjà plusieurs jours que j’étais là. Je me suis penché en arrière contre l’oreiller et je me suis frotté les yeux. Je me sentais un peu gêné, en fait : il s’agissait d’une telle sottise. J’ai dû me moquer de moi un peu. Au moins, pourvu que tout se passe bien aujourd’hui, je rentrerais chez moi bientôt. Leçon apprise. Ce serait tout, pas plus, j’espérais.

Je me suis mis à réfléchir, et à me rappeler l’enchaînement des faits. Il y a une semaine, j’étais à la plage avec ma copine et quelques amis. Il faisait vraiment bon ; le ciel était dégagé et le soleil brillait fort au-dessus de l’océan. On y était allé afin de fêter mon anniversaire et de jouir du beau temps ensemble ; c’était bien amusant !

Au cours de la journée, la marée descendait, exposant une ligne de pierres et cailloux pointus le long du rivage. Mais en même temps, la marée descendante avait rendu plus accessible la plage de sable fin, donc on a décidé de jouer au frisbee. Oh, comme j’adore jouer au frisbee ! Et ma copine, qu’est-ce qu’elle est belle, pensais-je, comme elle courait sur la plage, ses longs cheveux au vent ! Oh, je me sentais si bien, tellement content.

Ma copine a lancé le frisbee, et je me suis précipité pour l’attraper, voulant frimer un peu pour l’impressionner. Mais je n’ai pas fait gaffe à la ligne de pierres qui saillait du sable. J’ai glissé sur le sable et suis tombé. Oh, la douleur à la jambe ! J’ai couru dans l’océan. L’eau salée piquait la blessure comme le sang coulait…

De mon lit de l’hôpital, j’ai regardé ma jambe, couverte de bandages. En fait, ce n’est pas la blessure qui était le plus grave, c’est l’infection qui a suivi quelques jours plus tard. La situation est devenue rapidement plus grave, car l’infection commençait à se répandre un peu partout. Elle a provoqué une douleur atroce.

Combien de jours de plus dois-je rester au lit ? Combien de temps cela va-t-il encore durer ? Je ne le sais pas encore.

Et voilà. Actuellement, ça m’est impossible de marcher. Étant donné que l’on est en été, j’espère que tout cela s’améliorera bientôt, car j’ai très envie de faire de la randonnée et de reprendre ma vie normale. Je jure de ne plus jamais frimer !