Me revoici. La pluie tombe légèrement du ciel, et la brise qui souffle à peine caresse doucement les feuilles vertes et denses de la forêt qui m’entoure. Je me retrouve assis à l’extérieur de ma petite maison, tranquille et perdu dans mes pensées comme souvent. Je suis content — pour la plupart en tout cas, aussi content que jamais, je suppose. La vie est vraiment merveilleuse, et je repère, même dans les moments terre-à-terre, l’extraordinaire, c’est-à-dire, le magique ordinaire de la vie qui scintille ici et là. Parfois, ce magique brille et d’autres fois, il se cache, mais il est toujours là néanmoins.

Je suis bien rempli de gratitude, oui, je ressens de la reconnaissance, car je me trouve ici sous la pluie douce du matin en été, au jour de mon anniversaire. Je me sens bien. Dans ma vie, j’ai de la joie, j’éprouve de l’amour et de l’amitié — bien que je sois parfois triste, des fois débordé, même bouleversé par l’état du monde. Mais tout cela m’arrive de moins en moins ces jours-ci. Plus souvent, j’essaie de me rendre compte de la vie dans sa totalité, avec toutes ses couleurs riches et variées, qui resplendissent sans fin. J’arrive également à bien apprécier à la fois les défis et les joies qui m’arrivent quotidiennement, car ils sont tous les deux des cadeaux.

« Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. » Celles-ci sont les paroles de Nelson Mandela. Elles me rappellent encore une fois : il faut que je comprenne que mes fautes et mes échecs seront mes plus grosses leçons. Je ne gagnerai pas toujours. Pourtant, je pourrai apprendre.

Il ne reste plus qu’à faire de mon mieux, tous les jours de ma vie. Oui, alors ça y est, c’est en même temps aussi simple et aussi difficile que ça. Désormais, à partir de maintenant, je m’acharnerai à accepter ce que je peux faire et ce que je dois améliorer en moi, et à séparer ce que je peux contrôler de ce que je ne peux pas contrôler. Avant tout, je serai dans l’ici et le maintenant, j’aurai de la gratitude pour le moment présent n’importe où je me trouverai. Je m’ouvrirai en grand à l’amour et je ne craindrai pas les peines et les souffrances qui surviendront inévitablement de temps en temps, car il s’agira d’occasions grâce auxquelles j’apprendrai les leçons véritables de la vie. Je les accepterai avec grâce.

Et voilà : me voici, pour encore une année, ou peut-être pour une cinquantaine d’années, ou même juste pour encore une journée, il m’importe peu. Je profiterai du temps qui me restera. Je ferai de mon mieux et j’en retirerai le meilleur. En avant ! La journée attend avec impatience que je la rejoigne dans une danse de plus.